Le Japon

Le Japon



Pays de contrastes fascinants, le Japon ne cesse de surprendre ceux qui s'y aventurent depuis quelques siècles maintenant. Alliant traditions rigoureuses et modernisme exalté, la mentalité nippone plonge l'étranger dans un paradoxe de tous les instants. Si les sanctuaires shintoïstes régalent le voyageur de leur caractère majestueux, débordant de sagesse et d'harmonie, la vie criante et affolante des grandes villes, défigurées par des gratte-ciel multiformes et les innombrables pubs aux néons clignotant, laisse au ventre une sensation d'exil et d'égarement tout à fait inquiétante. Mais il faut explorer le Japon au moins une fois au cours de son existence pour en goûter toute la complexité et surtout pour éprouver une expérience unique. Plus que nulle part ailleurs dans le monde, le Japon ballotte l'étranger d'un extrême à l'autre, lui dévoilant la beauté des jardins zen de ses campagnes avant de le projeter dans l'effervescence polychrome de ses villes surpeuplées. Ses paysages magnifiques, dominés par le mont Fuji et sa menace permanente, sa culture ancestrale qui perdure malgré les influences de l'Occident font de ce pays une destination dont l'exotisme ne peut que mener à l'émerveillement. Vivre le Japon, c'est découvrir les mystères d'hier aussi bien qu'envisager les extraordinaires possibilités d'un futur énigmatique. Bienvenue au Japon

# Posté le jeudi 29 novembre 2007 07:39
Modifié le jeudi 05 février 2009 11:00

petite histoire du japon

petite histoire du japon
On croit qu'au début, l'archipel était relié au continent et que des vagues d'individus venaient par des isthmes en provenance des terres sibériennes. Il semble qu'aujourd'hui, dans l'île d'Hokkaido, certaines tribus issues de ces ancêtres, vivent encore au nord du pays. Le sud aurait quant à lui été peuplé par des arrivants de Corée et de Chine. Toutefois, les historiens ont repéré des influences polynésiennes et indonésiennes dans la culture japonaise.
Pendant des millénaires, le Japon a vécu en vase clos, au rythme de ses traditions et de ses propres ressources. Outre quelques échanges avec la Chine, la Corée et la Hollande, le Japon a fermé ses frontières au monde entier (particulièrement aux envahisseurs français, espagnols et portugais) jusqu'à la moitié du 19e siècle, afin de se soustraire aux méfaits d'un christianisme démesuré et fanatique. Puis, en 1854, sous la menace d'une flotte américaine, le Japon signe un traité commercial avec les États-Unis. Le traité s'élargira ensuite à plusieurs autres pays occidentaux. Le pays étant dirigé par l'empereur et les shoguns (qui sont également des samouraïs) depuis des siècles, change sa politique gouvernementale autour de 1867 et met fin au shogunat. L'empereur dirige alors réellement le pays. Puis en 1946, l'empereur Hirohito renonce à son droit divin et instaure une constitution. Le Japon devient alors une vraie démocratie.

Après sa participation aux côtés des alliés lors de la première guerre mondiale, l'essor du Japon comme puissance militaire et économique, a été des plus fulgurants. Toutefois, sa participation à la seconde guerre mondiale aux côtés de l'Allemagne et de l'Italie et son attaque contre la base américaine de Pearl Harbor lui vaudront de perdre des plumes, notamment avec la réplique des américains et les désastres de la bombe atomique. Mais le Japon, fier et persévérant, se relève, signe de nouveaux traités avec les États-Unis et devient rapidement l'une des plus grandes puissances mondiales actuelles.


# Posté le jeudi 29 novembre 2007 07:41

geographie du japon

geographie du japon


Le Japon est un archipel formé de quatre îles principales : Honshu, Hokkaido, Kyushu et Shikoku. La plus vaste et la plus peuplée de ces îles est Honshu. On compte aussi un milliers d'îlots éparpillés dans la mer du Japon aussi bien que dans l'océan Pacifique et dans la mer intérieure (Seto Naikai). Le pays est essentiellement montagneux et ses terres longent les grandes fosses océaniques du Pacifique. Cet emplacement constitue une zone de fracture et expose le Japon à l'éventualité constante de séismes. La seconde conséquence de cette situation géographique périlleuse est le nombre de volcans en activité. On en dénombre pas moins d'une vingtaine, dont le plus célèbre est le mont Fuji, lequel atteint un sommet de 3776 mètres. L'archipel s'étend sur environ 2000 kilomètres et sa vie saisonnière se teinte de contrastes remarquables, d'une région à une autre. Si au nord le climat peut être d'un froid mordant, le sud peut étouffer sa population sous des températures tropicales. On y note également la fréquence de pluies abondantes ainsi que de nombreux typhons en provenance du Pacifique. Fait remarquable, en 1986, lors d'une éruption volcanique sous-marine, une île est apparue au large d'Iwojima. Ces phénomènes exceptionnels contribuent largement à la réputation fabuleuse d'un Japon mythique et mystérieux.

Notons par ailleurs que malgré sa forte densité en population, 65% du territoire japonais est toujours occupé par des forêts. Comme le Japon ne produit pratiquement aucune autre ressource naturelle à l'exception du bois, on explique sans doute la présence de ces forêts et le peu de territoire habité par la nécessité d'entretenir au maximum cette source énergétique. On recense approximativement 335 habitants par km2 au Japon, la ville la plus peuplée étant Tokyo avec un peu plus de 12 millions d'habitants. La ville de Yokohama se classe au second rang avec une population de plus de 3 millions d'âmes. Les centres urbains sont donc des endroits bondés, à déconseiller aux amoureux des grands espaces et aux claustrophobes. Mais pour bien apprécier le Japon, il faut savoir s'imprégner de ses paradoxes...

# Posté le jeudi 29 novembre 2007 07:47

le pays des samouraïs

le pays des samouraïs
La naissance des samouraïs, dans le Japon du 12e siècle, représente également la naissance de l'une des incarnations les plus puissantes de l'héroïsme masculin. D'abord initiée comme milice spéciale pour protéger le nord de Honshu, alors menacée par les rebelles, les samouraïs ont rapidement tiré parti de leur discipline et de leur force de frappe. Leurs maîtres d'armes les pliant à un code d'honneur et de vertus irréprochable, les guerriers samouraïs ont imposé partout à travers le pays la loi du sabre. Bientôt, les empereurs ont fait appel à leur science du combat ainsi qu'à l'efficacité de leur entraînement pour défendre le royaume. Ces guerriers sont instruits et en temps de paix, ils occupent des fonctions administratives pour le suzerain.

C'est au 17e siècle que le samouraï Taïra Shigésuké a rédigé un code d'honneur du samouraï comprenant 47 principes à respecter. Cependant, c'est au 20e siècle que l'on publia l'ouvrage le plus respecté à titre de code de conduite morale du samouraï, le Hagakure, écrit autour de 1712 par le guerrier Jocho Yamamoto. Ce que l'on appelle la voie du guerrier (Bushidô) ou le traditionnel suicide (Seppuku) pour racheter l'honneur perdu sont des enseignements essentiels dans la pratique du samouraï. Ces chevaliers d'Asie recrutaient la plupart de leurs soldats dans les rangs de la noblesse. Toutefois, certains d'entre eux ne se ralliaient pas à un empereur et faisaient cavalier seul. On leur donnait le nom de Ronin et ils faisaient figure de mercenaires parmi leurs semblables.

L'armure du samouraï se composait d'un assemblage de plaques reliées par des lanières de cuir et d'un plastron qui protégeait le corps des assauts adverses. Le guerrier arborait deux sabres : un plus petit, le Wakizashi (lequel servait bien souvent à s'enlever la vie pour échapper au déshonneur lors d'un combat) et un plus long, le Katana, cette épée mythique que les légendes japonaises considèrent comme étant l'âme du samouraï.

Depuis que le Japon s'est ouvert à l'occidentalisation, les samouraïs ont totalement perdu leurs fonctions premières. Ceux qui n'ont pas renoncé à leur art sont devenus des hommes d'affaires à la tête de cartels puissants ou se sont transformés en guerriers ninja, sans code d'honneur et sans scrupules. La voie du guerrier, n'est hélas, plus qu'une belle histoire du passé.

# Posté le jeudi 29 novembre 2007 07:49

la beautés architecturales du japon

la beautés architecturales du japon

L'architecture du Japon regorge de contrastes merveilleux. Depuis les vestiges des huttes néolithiques jusqu'aux nouvelles constructions de verres et d'acier, on peut observer la multitude d'influences subies à travers les époques. On ne peut donc pas visiter le Japon sans faire une halte pour admirer l'une des vastes sépultures mégalithiques appelées Kofun, lesquelles sont de gigantesques tombeaux recouverts de tumulus et entourés de douves qui bien souvent ont la forme d'un trou de serrure. Il serait impensable de ne pas faire un arrêt dans l'un des nombreux sanctuaires shintoïstes du Japon. La plupart du temps, ces sanctuaires sont des constructions de bois vieilles de plusieurs siècles et souvent érigées sur pilotis.

Les constantes traditionnelles de l'architecture shinto sont la couverture de chaume, les structures de bois, la courbure des toits ainsi que la technique des corbeaux superposés (d'origine chinoise) et l'utilisation du rouge comme peinture principale. Ces temples, que l'on retrouve harmonieusement fondus dans la nature, abritent bien souvent de nombreuses traditions de prières, de chants, de danses et d'arts martiaux. Plusieurs de ces constructions sont des pagodes à cinq niveaux et représentent un patrimoine mondial exceptionnel puisqu'elles sont les plus anciennes constructions de bois du monde. Leur splendeur est inégalable.

Les jardins, tout aussi superbes, se composent souvent de pierres dressées au milieu d'un océan de sable, ratissé chaque jour selon une figure immuable et symbolisant les flots de la mer. Les jardins japonais utilisent des matériaux censés incarner les éléments de la nature. Bien qu'il s'agisse d'une imagerie artificielle, ces compositions sont d'un esthétisme époustouflant. Les arbres et la verdure font également partie de ces manifestions artistiques uniques au monde.

En quittant le monde des traditions, le voyageur se retrouvera au milieu de l'urbanité moderne, symbole de l'évolution fulgurante d'un peuple farouche. Des constructions hyper sophistiquées, équipées des derniers gadgets électroniques destinés à gagner le plus d'espace possible, tels que des téléviseurs et chaînes stéréo miniaturisées ou des lits dissimulés derrière des cloisons, donnent au Japon un visage des plus hétéroclites. Un univers incroyable où la sagesse et l'incandescence sont l'arène de tous les possibles...

# Posté le jeudi 29 novembre 2007 07:51

la cuisine japonaise

la cuisine japonaise
Le Japon a élaboré les principes de sa cuisine raffinée et esthétique au fil des siècles, des contraintes et des influences auxquels le pays a été si souvent confronté. Les guerres, les caprices du temps et des saisons sur les récoltes, le manque de terre arable, les interdits religieux, les courants apportés par les civilisations voisines sont tous des facteurs ayant largement contribué à ce qu'est devenue la cuisine japonaise. Aujourd'hui reconnu à travers le monde pour la finesse et l'incroyable beauté de sa gastronomie, le Japon fait de plus en plus d'adeptes de ses mets savoureux. On peut déguster entre trois et cinq plats lors d'un repas japonais. Ce que l'on retrouve au menu le plus souvent varie entre : le Tempura de crevettes et de légumes, chaque aliment étant recouvert de cette pâte et frit dans l'huile, le Sukiyaki, une sorte de b½uf accompagné de légumes que l'on cuit soi-même dans un bouillon, le Sushi Meshi, un riz vinaigré, le Yosenabe qui se compose de fruits de mer et de légumes que l'on cuit également soi-même dans un bouillon, ainsi que le Yakitori, une brochette de poulet et foie de poulet marinée.

Ce qui retient cependant l'attention dans la gastronomie japonaise est l'art grandiose du Sushi. Il existe des dizaines de sushi différents mais le principe de base (le sushi classique Nigiri-zushi, si l'on préfère) est de déposer un morceau de poisson frais (ce pourrait être un légume ou un oeuf apprêté) sur une part de riz vinaigré. Avec l'expérience, les Japonais ont raffiné cet art en lui apportant des formes et des agencements d'aliments de plus en plus complexes. Une assiette de sushi aujourd'hui est une oeuvre aussi bien pour les yeux que pour les papilles gustatives. Les maki (maki-zushi), Futomaki, Hosomaki, Temaki, Uramaki, sont roulés dans une feuille de Nori (algue) et se préparent de différentes façons. Enfin, le mets japonais qui cause le plus de sensations dans l'opinion reste toutefois le Fugu. Mets luxueux, le Fugu ou poisson-lune est également mortel si le cuisinier l'apprête mal car certaines de ses viscères contiennent un poison sans antidote. Mais il n'est pas nécessaire de mettre sa vie en péril pour apprécier toute la délicatesse et la subtilité du savoir-faire japonais !

# Posté le jeudi 29 novembre 2007 07:53

la cérémonie du thé

la cérémonie du thé


Il semble que la cérémonie du thé au Japon ait d'abord été un dada des moines bouddhistes zen. Cette cérémonie appelée Chanoyu consistait à préparer le thé vert, produit alors à partir d'une poudre verte (matcha), laquelle était fort précieuse puisqu'elle servait également à des fins curatives. Les moines faisaient de ce moment particulier une sorte de rituel qui incitait au calme et à la méditation. Ce rite aboutit finalement à la cour de l'empereur où il fut raffiné à l'excès par un Maître du thé. La cérémonie atteignit dès lors des sommets de perfection et devint une tradition incontournable au c½ur des coutumes japonaises.

Selon un ordre prescrit et rigoureux, le Maître du thé doit procéder à la préparation de la pièce destinée à recevoir les hôtes. Il purifiera à l'aide de linges de soie le service qui contiendra le thé, chauffera l'eau à une température précise, versera l'eau sur la mixture et fera naître dans chaque bol, avec un fouet de bambou, une mousse délicate à la surface du thé et présentera une part égale du breuvage à chacun des invités avec respect et humilité. L'invité devra s'acquitter de sa tâche en buvant le thé avec humilité et respect à son tour et rendre le bol dans la même position qu'on lui aura remit. Il semble même que, selon certaines écoles, l'invité doive, à la dernière gorgée, incliner la tête vers l'arrière et exécuter une sorte de plainte gutturale pour manifester son appréciation de la dégustation. Souvent, à la fin de la cérémonie, le Maître du thé présente les instruments qu'il a utilisé pour préparer le rituel et indique, par la même l'occasion, le nom des artisans qui les ont fabriqués. La cérémonie du thé se déroule normalement dans une modeste maisonnette (cha-shitu) et elle peut se prolonger de 45 minutes jusqu'à plusieurs heures.

Il est important de bien comprendre que si la cérémonie du thé varie en raison de plusieurs facteurs dans sa célébration (situation géographique du pavillon de thé, nombre d'invités, l'école de laquelle se revendique le maître de thé, etc.), son caractère spirituel, en revanche, reste immuable. Lors de la cérémonie du thé, on célèbre l'harmonie, le respect, la pureté et la tranquillité d'esprit. Une expérience mystique donc, qui vaut largement quelques sessions de massage...

# Posté le jeudi 29 novembre 2007 07:55